Juliette aime « Totor »

Hier avait lieu la 1ère de « L’Orgueil d’Aimer » par la compagnie Naxos et nous tenons à remercier le public venu malgré des conditions météo difficiles… Difficiles, oui ! Si bien que notre envoyée spéciale, celle-là même qui vous avez parlé de Replay la semaine dernière, n’a pas pu braver les intempéries pour profiter du spectacle… Mais alors qui allait donc vous raconter cette merveilleuse soirée ? Car elle l’a su… les comédiens étaient formidables, le public très ému… mais comment faire passer toute cette émotion sans l’avoir vécue ?

Persuasive… Notre envoyée spéciale, immobilisée sous la neige, a réussi à persuader Jean-Michel Branquart, de se mettre dans la peau, et rien que dans la peau, d’un spectateur et de nous livrer ses impressions sur « L’Orgueil d’Aimer »…

Alors voici les quelques lignes que Jean-Michel a écrit, inspiré par la soirée qu’il venait de vivre avec intensité…

« L’Orgueil d’Aimer 2ème spectacle donné dans le cadre du festival.

De l’improvisation (Replay avec Laurent Dubois) on passe au Verbe.
Car c’est d’un théâtre, que fonde l’Ecriture dont il s’agit ici.

Capture d’écran 2013-02-10 à 19.05.54Et l’auteur Jean-Philippe Van Den Broeck, n’y est pas manchot. Sa plume d’ordinateur – d’évidence – amoureuse de Juliette Drouet, a le talent, fluide, aisé, lyrique, de sa simplicité. Elle a le mérite de colorer le spectacle, d’une teinte littéraire aimablement romantique, en évitant les boursouflures, les rondeurs de jambes poétiques – les hoquets tragiques – les emphases désuètes, voire les vaines envolées.
Que du cœur mis à nu ! Rien que de la noblesse dans la simplicité. Une approche pudique des vérités.

Ah ! Juliette Drouet – actrice, à l’époque, jugée moyenne, mise au chômage technique, par la jalousie ambiante et cannibale – fit de son quotidien, un hymne à aimer. Un hymne à l’aimer, 50 ans durant !
Oui à l’aimer ! Qui ? Mais son « Totor ». Sobriquet dont elle l’affublait, car son génie à elle… s’appelait «  Totor » !!! Mais que d’amour ! Qui chez Juliette est vécu comme un suicide de l’égo.
Le sien évidemment !
Celui de « Totor » étant omni-vivant.

12445_1296788621720_5074262_nJuliette Drouet, c’est ici Julia Picquet. L’actrice y est émouvante, jusqu’à la larme que l’on retient, car viril. Dans ce rôle, elle y est comme chez un double endossé par intuition – empathie – et par le travail.
Une eau fraiche – sans mièvrerie – il y a du muscle chez cette groupie.
Elle lit dans le cœur de Juliette comme un microscope raconte son virus.

 « Totor » c’est Thomas Marceul, acteur genreux dont la voix est un foyer plein de braises sonores, qui chauffent toute la salle.
Sans soucis de ressemblance physique, l’acteur nous présente un Hugo d’une humanité fragilissime – mégalo-issime et mystico-issime –  un phare… et c’est Dieu qui l’allume…
Le tout associé à une capacité d’écriture surhumaine ! Aussi Hugo sera le fleuve littéraire qui irriguera tout le 19ème siècle. Mais certaines consciences humaines, sont des océans, et il leur faut tout un siècle pour se déverser.

Sur le registre politique et moral, le père Hugo, on le sait, casse du nantis qui, «rapace», s’en fout, comme de sa 1ère première vérole. Ces « bourges » là vivent heureux, claironne Hugo, même si à Lille, et ailleurs, des milliers de pauvres crèvent dans des caves insalubres, et si des gamines de 8 ans se prostituent, en tenant la main de leur maman… Hugo, courageux, pour l’époque qui reste aveugle à la question sociale.

OrgeuilLa mise en scène est d’une fluide et sobre élégance – le décor y est accessoire. De temps en temps une chorégraphie inattendue réunie Juliette et Totor dans un duo – bref – qu’on aime aussitôt !
Choré décalée – qui loin d’être incongrue – commente, mieux, augmente cet amour.
Le Final ? D’ailleurs est chorégraphique. Le sens ? Idéaliste ! Nos héros ne mourront jamais semble nous dire l’auteur.

Vous l’aurez peut-être compris nous ne vous dissuadons pas d’assister au spectacle ! »

Et Oui ! Nous vous encourageons même !!!! Il reste encore 3 représentations de « L’Orgueil d’Aimer » :

vendredi 15 et samedi 16 mars / 20 h 30
dimanche 17/16 h 30

L’Orgueil d’Aimer

Durée: 1h30 / Spectacle tout public à partir de 12 ans

Renseignements et réservations

Les Arts Détonnants
100 rue de Lille
59 200 Tourcoing
Tél : 03.20.26.72.78
@ : eurohumour@nordnet.fr
Site web : http://arts-detonnants.com

Lieu
 Maison Folie /Hospice d’Havré 
100 rue de Tournai
 59200 Tourcoing
Tarifs Tarif plein : 10 €.
Tarif réduit : 7 € (étudiant demandeur d’emploi, – de 25 ans).
Tarif groupe (à partir de 8 personnes) : 5 €.

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